Hemett, making-of

Tourner à reculons…

Dès la première écoute de la chanson, l’idée du plan séquence s’est imposée d’elle même… Cette envie de performance me trottait dans la tête depuis pas mal de temps, j’attendais juste la chanson joyeuse qui allait avec et c’est Hemett qui me l’a apporté !

Au fil des discussions avec le groupe, nous nous sommes mis d’accord pour essayer de marquer encore plus les esprits en tournant le clip à l’envers. Cette technique nous permettant par la suite de réaliser des effets, une fois remis à l’endroit, assez perturbants et impressionnants. Ce procédé n’est pas nouveau dans le domaine du clip-vidéo, plusieurs réalisateurs ont déjà tenté de tourner à l’envers, mais très peu en plan séquence et sur une grande superficie.

Organisation..organisation..

 La préparation

Sur un projet comme celui-ci, la préparation joue un rôle primordial dans la réussite du clip. Il a fallu commencer par déterminer le trajet que le steadycam allait emprunter dans le parc. Nous réfléchissions d’abord à ce que nous voulions voir pour le résultat final, et c’est ensuite que nous nous sommes penchés sur la manière de faire toutes ces actions à l’envers. Tout ce processus a mis deux mois à se mettre en place.

Après plusieurs essais concluants sur différents effets du clip nous avons commencé à travailler en équipe réduite avec la chanson mise à l’envers. Un métronome martelait le rythme afin de pouvoir se repérer dans la musique. Le chanteur avait un poids supplémentaire sur les épaules puisqu’il devait apprendre les textes de sa chanson à l’envers, la rapidité du débit de parole augmentait la difficulté. Dommage pour lui ;)  . Les textes ont été notés et appris phonétiquement pendant plusieurs semaines.

Les premiers marquages de cadre

Le tournage

Le stress montait à l’approche du clip car nous ne connaissions pas le taux de participation des figurants au tournage. Mais heureusement pour nous, beaucoup ont répondu présent à l’appel lancé via Facebook ! Après les explications du parcours général, nos acteurs ont été répartis en atelier avec un chef de groupe connaissant exactement les déplacements à effectuer. Cela me permettait de me concentrer sur le cadre avec Remi qui s’occupait du steadycam. Une fois tous les marquages effectués, nous avons commencé les répétitions en début d’après midi.

Des figurants patients et réceptifs

Tout d’abord, nous nous sommes penchés sur la scène de fin que nous devions tourner en premier (vous suivez toujours?). Puis, au fur et à mesure des essais nous sommes allés de plus en plus loin dans le clip. Chaque test nécessitait des détails à corriger et des placements à revoir. Je pensais que tous les figurants allaient perdre patience mais il n’en était rien, tout le monde prenait vraiment plaisir à participer à ce projet et je pense que cela se ressent dans le clip.

Finalement, seulement deux prises ont été tournées avec les différents effets (fumigènes, poudres colorées, saut dans l’eau, cotillons..), car nous étions limités par le nombre d’accessoires à usage unique dont nous disposions. Après avoir validé la deuxième prise, les nuages se sont emparés du ciel et ont caché le soleil pour le reste de la journée. Ouf, il était moins une…

On l'a refait ou on l'a refait pas ?

Photos : Luca Pascali

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